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J'aurais aimé ! Souveraine est ma plume Elle m'entraine dans l'absolu L’inspiration mute en désir En un florissant délire ! J’aurais aimé réaliser un univers Un cosmos absolu éternel Ou il ferait bon flâner Les soirs d'automne ou bien d'été ! Cueillir d'innombrables pensées En vers en rimes et en bouquets ! Afin d’ensoleiller nos journées. J’aurais aimé me promener. Sur un rayon de lune Afin d'oublier vice et fortune ! J'aurais aimé cueillir le sommeil Aux limbes nuages de dentelles Berceau d'une tendre aquarelle En mots d’amour à perdre haleine.
J’aurais aimé charmer les blés mouvants Cueillir les plus belles fleurs des champs Enveloppée d'une myriade d’abeilles Livrant leurs puissances vermeilles
Pauvre lyre reflet de mon âme Toi seul découvres la flamme En poésie inculte, imparfaite Trop longtemps restée muette.
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