Dis-lui que tu n’es pas ceux-là !
Elle n’ose toujours pas ! Te dire ces mots-là. Ceux qui torturent son esprit L'empêchant de dormir la nuit Venant d’un tout petit village Où ! Il fait souvent froid. Elle aurait aimé te dire ces mots-là. Que chez elle la misère n'existe pas . Mais hélas la violence Tue en silence des innocents Toi ! Tu dors au chaud Dans un lit sans barreaux Tu manges sans soucis Des plats trop riches semblent-ils ? Dans le village d’où elle vient La faim tue sans attendre demain. Son corps elle doit le vendre Sinon, la mort au tournant l'attend Tu vois pendant qu'elle agonise ! Ailleurs, pour le plaisir, d'autres se sodomisent Quelle vie est là tienne ! Et telle si différente de la sienne ? Dans ce monde de violence Où ne règne que l'arrogance ? Elle aurait aimé que tu sois différent ! Mais, pour combien de temps ? La peur au ventre la tenaille Elle n’ose, te dire prend ma taille ! Serre-la tout contre toi Dis-lui que tu n’es pas de ceux-là! Dis-lui de te faire confiance Afin qu'elle sorte du silence! Dis-lui que tu l'aideras Qu’elle trouvera dans tes bras! L'espoir, qui chassera la noirceur De son pauvre cœur...
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